Archive pour septembre 2011

RESTAURATION DE LA MAISON VÉZINA 2001

sept 30 2011

Mot de l’architecte

Nous souhaitons exposer la structure primaire de la Maison Vézina : ses murs, ses planchers et sa toiture dans le but de lui rendre hommage. Nous souhaitons également créer un canevas de base neutre pour abriter les nouvelles fonctions de la Maison Vézina. Nous avons abordé notre travail dans un esprit de respect, de continuité, de progrès et de durabilité de façon à ce que la Maison Vézina ait une seconde vie aussi longue que la première.

Monsieur Carlo Peirolo
Professionnels de la restauration
L’ACAMV, dans son projet de restauration et de mise en valeur, a engagé des experts-professionnels pour la réalisation des différents travaux

Restauration
La firme d’architectes Peirolo/Larochelle
Monsieur Carlo Peirolo

Gestion de projet
La firme Lauréat Pépin Inc.

Archéologie
Monsieur Richard Fiset, archéologue

Mise en exposition muséologique
La firme Cinémanima
Madame Nicole Catellier

La Maison Vézina le reflet de l’architecture traditionnelle au Québec

sept 30 2011

La Maison Vézina, c’est un site et un bâtiment historique, tous deux reliés au régime français et à la Conquête de 1759. Sa conservation et sa mise en valeur sont importantes pour perpétuer un plan d’histoire majeur dans le développement de la colonie et du peuple francophone d’Amérique.

En moins d’un siècle, cette maison patrimoniale prendra la forme et les dimensions qu’on lui connaît aujourd’hui, mais aussi l’architecture traditionnelle caractéristique de la Nouvelle-France.

« … S’en suit les bâtiments construits sur la terre. Premièrement, une maison de pierres de quarante-six pieds trois pouces de largeur sur vingt-quatre pieds de largeur couverte en bardeau … item une grande étable, écurie et bergerie environ soixante pied de longueur et vingt de largeur close en planches et l’étable, écurie, bergerie close de pièce sur pièce couverte en paille» -Notaire Nicolas Huot, 24 avril 1758

« Son âge ainsi que l’état de conversation des principaux éléments architecturaux lui donnent une valeur patrimoniale certaine et offrent un excellent témoignage de l’architecture traditionnelle au Québec. » Étude architecturale de la Maison Vézina, analyse, description, relevés préparés par Marie-Josée Deschênes et Martin Dubois sous la supervision de Luc Noppen, historien de l’architecture et Odile Roy architecte, Québec

L’importance de l’intérêt architectural de la Maison Vézina incitera le ministère de la Culture à l’inclure dans le site historique de la chute Montmorency.

Intérêt patrimonial – La famille Vézina, une famille souche de notre nation

sept 30 2011

Jacques Vézina et son épouse Marie Boisdon s’embarquèrent à Larochelle en France en 1659 avec leurs jeunes enfants pour s’établir en Nouvelle-France. François Vézina, le fils aîné de la famille se porte acquéreur en 1666, à l’âge de 24 ans, d’un lot de quatre arpents de front « par devant, sur le bord su fleuve St-Laurent». C’est sur ce lot de terre que sera construite la maison qui verra huit générations naître et occuper cette terre.

La maison Vézina est localisée dans une des régions où la colonisation européenne est des plus anciennes au Québec et en Amérique du Nord : la Côte-de-Beaupré. Cette région est également reconnue pour son histoire et son patrimoine. Située en périphérie de la Ville de Québec, la Côte-de-Beaupré est l’une des premières régions colonisées au Canada. Témoins des débuts de la Nouvelle-France, une partie de son territoire est déjà concédé en 1641, comme le témoigne la carte de l’arpenteur Jean Bourdon.

Quelque vingt années plus tôt, le sieur Samuel de Champlain avait été subjugué par la beauté des lieux et des caps des prés du Cap Tourmente, d’où l’origine du nom de la région de la « côte de beaux prés ». En 1623, Champlain fait établir les premières habitations et la région sert alors de « garde-manger » pour les habitants de Québec.

Les terres concédées en vertu du régime seigneurial prennent façade au fleuve St-Laurent, principale voie de communication de l’époque. L’importance historique de la région se justifie dès les débuts du pays puisqu’en 1666, la région comptait une population aussi nombreuse que celle des villes de Québec ou de Montréal. Une quantité innombrable de familles souches se sont d’abord établies sur la Côte-de-Beaupré pour aller ensuite peupler l’Île d’Orléans, le Saguenay-Lac-Saint-Jean, Charlevoix, la Rive-Sud de Québec, l’Abitibi et l’ensemble des provinces et des territoires du Canada et des États-Unis.

La Côte-de-Beaupré regorge de plusieurs vestiges patrimoniaux qui datent des débuts du pays : le premier moulin à vent (1651), premier couvent pour l’éducation des jeunes filles situé dans un milieu rural (1696), premier moulin industriel (1695), croix de chemin et de chapelles de procession, caveaux à légumes (architecture agricole en quantité sur la Côte-de-Beaupré), les premières fermes du Séminaire de Québec, la première ferme de la vallée du St-Laurent (1626), les églises, les presbytères et les cimetières anciens, les maisons ancestrales, pour ne nommer que ces quelques trésors dont regorge la région. La Côte-de-Beaupré possède également sur son territoire le lieu de pèlerinage le plus ancien au Canada, Sainte-Anne-de-Beaupré, et des sites naturels de grande beauté : le cap Tourmente, le mont Sainte-Anne et la chute Montmorency qui dépassent en hauteur les chutes Niagara et qui a été le lieu d’un épisode de la guerre de la Conquête en 1759.

L’Association culturelle et artistique de la Maison Vézina a acheté une portion du lot 317 qui rappelle la largeur originale des terres selon l’organisation cadastrale du régime seigneurial de la Nouvelle-France.

Impact économique de la culture

sept 30 2011

Quelques données relatives à l’impact économique de la culture

Ces données publiées en septembre 2001 proviennent d’une étude du Conseil de la culture des régions de Québec et de Chaudière-Appalaches et de l’Institut de la statistique du Québec. On y confirme de façon éclatante le poids économique de la culture dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches.

Les faits saillants

Les dépenses dans le domaine de la culture en 1997 et 1998 ont atteint 1,3 milliard de dollars dans les régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches soit :
940 millions de dollars de dépenses d’opération
22 millions de dollars de dépenses d’investissement
366 millions de dollars de dépenses des clientèles attribuables au tourisme culturel.

Ces dépenses ont soutenu 16 000 emplois directs et indirects (en personnes/année) en dépenses d’opération et 5 500 emplois directs et indirects en ce qui concerne les clientèles attribuables au tourisme culturel.

Les activités du secteur culturel représentent près de 4% du produit intérieur brut des régions de la Capitale-Nationale et de Chaudière-Appalaches.

Les gouvernements ont perçu des revenus de 200 millions de dollars à partir de dépenses d’opération et de 100 millions de dollars obtenus grâce aux dépenses de la clientèle du tourisme culturel.

Comparativement, les subventions versées par les gouvernements se sont élevées à 173 millions de dollars.

Les retombées dans le milieu de la Maison Vézina

sept 30 2011

Depuis plusieurs années, la Côte-de-Beaupré met en valeur sa richesse patrimoniale et l’exceptionnelle beauté de son paysage. D’ailleurs n’est-ce pas Samuel de Champlain lui-même qui succomba à ses charmes et lui donna ce nom de «côte des beaux prés».

C’est donc dans ce contexte que s’insèrent la restauration et la mise en valeur de la Maison Vézina. L’ajout de ce site à la Route de la Nouvelle-France favorisera le secteur récré touristique tout en ayant un impact important pour le développement touristique culturel. En effet, le visiteur attiré par l’histoire, les arts ou les phénomènes culturels sera conquis par cette magnifique région.

Enfin, en plus de développer un sentiment d’appartenance, la Maison Vézina contribuera également à l’essor de la vie culturelle régionale mettant en valeur les talents artistiques de la Côte-de-Beaupré.

1759 – Le siège de Québec, La maison Vézina abrita le général Wolfe et ses officiers

sept 30 2011

Le site de la Maison Vézina représente de façon exceptionnelle la vie rurale et de l’organisation cadastrale des seigneuries de la Nouvelle-France. Il offre également un témoignage privilégié de notre histoire nationale.

Alors que la France et l’Angleterre s’affrontent sur terre et mer pour conquérir et contrôler l’Amérique, à Québec, on se prépare à subir un siège qui durera un été. C’est lors de la bataille des Plaines d’Abraham que ce règne connaîtra sa fin et lors de la reddition de la ville le 13 septembre 1759.

Le site de la Maison Vézina près du Sault Montmorency joue un rôle déterminant. En effet, en raison de la vue exceptionnelle de ce promontoire naturel et des raisons stratégiques évidentes, le général Wolfe, lors du siège de Québec à l’été 1759, y installa son campement. Des fouilles archéologiques ont d’ailleurs permis de reconstituer assez précisément le camp anglais. De plus, des officiers anglais, si ce n’est le général Wolfe lui-même, auraient occupé la maison.

La tradition orale et familiale veut que le général Wolfe ait couché quatre nuits dans la maison de pierres. De plus, les descendants des Vézina ont toujours affirmé que lorsque les Anglais s’emparèrent de la maison, ils firent transporter la femme malade qu’ils y trouvèrent vers les camps aménagés par les habitants de l’Ange-Gardien retirés dans les bois avoisinants.

Les membres de la famille Vézina ont donc été les témoins privilégiés bien qu’involontaires de cette occupation militaire qui fit passer la Nouvelle-France à l’Angleterre.

Le site de la Maison Vézina sera rattaché au Parc de la chute Montmorency par l’aménagement d’un lien piétonnier qui, éventuellement, sera agrémenté de structures d’interprétation.

FacebookFacebook